Mes
racines
En regardant par ma
lorgnette,
On voit deux éléments qui jouent souvent à cache cache.
Enfant, j'ai passé des heures dans les salles obscures de
mes parents, à l'époque où il n'y avait que deux chaines à
la télé.
Couloirs et pièces éteints pour ne pas voiler les films, bruits
de machines.Vampires, fantômes en noir et blanc, dessins
animés, films muets.
C'était mon univers.
D'un coté il y avait l'omnipresente et indispensable obscurité,
les couloirs interminables, le dédale des pièces.
Les cuves de développement, tireuses, cameras de dessin animés,
salles de projections, musée.
De l'autre, la lumière exterieure violente quand on sort, les champs
de coquelicots,
l'imagination, les jeux, la mer et Frank Sinatra.
Je me rend compte maintenant que ce contraste
à construit mon esprit.
Je peins ce qui me touche.
Je peins par amour.
La peinture n'est pas une détente
Mon souci, c'est de coller à mon rêve...


